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La Maison des chats sous tensions... #ZAD #NDDL

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Un des squats sur la zone à défendre. Une lieu radicalisante, veganisante, émancipatrice... très menacée depuis son ouverture, puis expulsée, puis attaquée, puis condamnée à la destruction, mais toujours occupée par des sensibilités diverses.
Une lieux chaque jour encore sous tensions et menaces par diverses forces autoritaire, dominantes et oppressives. Par l’état, des citoyens, des agriculteurs ou des occupants autoritairement fascisants. Tous les jours, les défenses du lieu collectivement libérée sont attaquées ou enlevées par les forces militaire ou des membres d’autres composantes du mouvement contre l’aéroport.

C’est un lieu qui, par son existence et ces utilisateurs, par ses organisations diverses, par des échanges, met souvent en avant les grosses contradictions portées par les nombreuses composantes qui luttaient contre l’aéroport. De grosses contradictions entre les revendications écologiste, les projets « alternatifs », leur démocratie et les réalitées du terrain portées et mises en action par les membres des multiple associations citoyennes et des agriculteurs luttant contre l’aéroport. Leurs contradictions de l’élevage, les pratiques traditionnelles et conservatrices des agricultures sur zone, la chasse, les dynamiques dominantes dans les comportements sociaux et les dominations et mépris faits dans les structures, méthodes et moments d’organisation.
Le lieu était, principalement et jusqu’aujourd’hui, un point d’information sur plein d’autres luttes ailleurs, un endroit veganisé et ouvert à toute espèces sensible humaine et non-humaine. Pour certaines un refuge, pour d’autres une ressourcerie, un service, une collaboration, une pause, un conflit, un visite.

C’est jusqu’à aujourd’hui aussi un espace libéré qui a e-motivé beaucoup de cœurs et échangé beaucoup d’amour intergalactique.

Localement, le squat et ces espaces ouverts étaient utilisés par des gens qui traversaient ou habitaient la zone, souvent les plus précaires, mais aussi par des internationaux, des complices, des réfugiées, des exilées, des pirates, des gens à la recherche d’informations et directions, des gens sans beaucoup de moyens, vivant dans des conditions moins confortables qu’une baraque en dur peut fournir et... wesh... des touristes.
Une lieu qui partageait la douche, l’accès à Internet, à l’électricité et à l’eau, des ordis, la cuisine, la libraire/info-kiosque, les espaces et outils d’organisation, du sleeping, des ateliers, des discussions, des coup de gueule et des moments conviviale ...
Un endroit ouvert et accessible à toutes celles et ceux qui y apportaient une considération à ce qui y était porté par les usagées et les diverses sensibilités qui le traversait tous les jours. Un carrefour d’échanges et de solidarités sans pour autant être complètement d’accord politiquement ou socialement. Lutte, AntiRep, autodéfense, OpSec, antispécisme, anarchie, comportements oppressifs, outils collectifs, partage et accès aux informations ou aux moyens, structures d’organisation et assemblées inclusives, solidarité, antipsy... Des sujets souvent discutés, débattus, mis en avant ou mis en action, ou simplement soutenus...

Jusqu’à aujourd’hui, des copains défendent le lieu avec le peu de moyens à leur disposition, le peu d’énergie qui reste après des semaines de tensions et d’urgences, de moins en moins de matériel permettant de maintenir les flics et le rouge-brun dehors. La fatigue nous frappe toutes ; la parano, les blessures, les arrestations et surtout les attaques et trahisons interne créant une pression constante sont dur à atténuer. Même quand les flics ne nous l’impose pas, ce sont les composantes plus dominantes et virilistes, voire fascisantes, qui en profitent pour nasser des gens sur zone physiquement et psychologiquement dans les menaces, sabotages, désinformations, mépris.

Plusieurs lieux sur zone, dont la Maison des chats (aka les Domaines libérés), et leur nombreuse habitantes sont encore en lutte contre le monde qui voulait cet aéroport sont sous beaucoup de pression continuelle et ont besoin des soutiens de toute forme pour maintenir une résistance contre le monde de l’aéroport qui les veulent normalisés. Ils veulent réduire les espaces libérés à des propriétés privées qui ne serviront qu’à quelques gens qui rentrent dans les cadres et normes imposées. Et ils veulent arracher, voire détruire, leur sensés d’autre possibles, d’autre visions de vies, d’autre manières d’exister avec les environnements. Ils veulent écraser toute formes de solidarité qu’on y a créé et qu’on y créera dans ces espaces que l’on tente de protéger. Si vous avez le temps ou les moyens, venez nous aider à maintenir un rapport de force de différentes manières créatives ou déterminées.

Des copains, alliées, complices, camarades ont été blessées par centaines jusqu’à la mutilation. Par dizaine nos copaines se sont vues confisquer leur libertés pour des convictions qui ne plaisent pas aux pouvoirs, aux autorités, aux dominants des mondes meurtriers et toxiques qu’ils imposent. Nous ne savons pas combien de temps nous pourrons maintenir la résistance mais ce serait chouette que vous ayez un peu de temps pour nous aider de n’importe quelle manière. Nous avons surtout besoin de soutien matériel et émotionnel sur zone, d’activités festives ou de praxis d’échange et d’émancipations, de tactiques défensives comme offensives... De l’amour.

Un apatride en solidarité avec les ZAD, la Maison des chats, leur lieux anti-autoritaires, solidaire et partageuses, leur non-fichées, leur rebelles, leur copains des bois... et toutes les défenseuses ; les blessées ; les emprisonnées, internationales ou locales, vénères ou déterres, qui sont passées au Domaine libérée et aux autres squats libératrices sur la zone à défendre et les lieux en luttes d’ailleurs.
Résistance, sabotage, force et solidarité !

P.S.(une édition plus tard) : la maison des chats est re-re-re-re-expulsé, le toit abîmé par la tronçonneuse, un dégât inutile de plus pour enlever des copaines qui résistaient sur le toit. Un des copaines étranglée, puis évacuée par les pompiers. On ne sait pas où à ce moment ; on espère qu’il va bien... ah oui, est les copaines ont ré-occupée la maison, besoin des renforts, matérielles et ravitaillements <3 ¡Viva la lucha

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