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L’Avenir, deux ans et plus

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Ce texte a été écrit par le collectif « Pas d’avenir sans Avenir » à l’occasion des 2 ans du collectif et de la lutte pour la salle de l’Avenir.
Il retrace la vie d’un lieu de quartier, sa destruction et sa renaissance, malgré les promesses mensongères de la mairie et ses tentatives pour faire disparaître cet espace de vie au cœur de la ville.
Cette lutte toujours en cours vise à préserver ce lieu commun indispensable, et plus largement à s’unir face à la gentrification et à l’exclusion des classes populaires de nos centres-villes.

Nous vous invitons à lire la version pdf disponible ci-dessous, mise en page pour la version brochure, qui nous semble plus agréable à lire que celle de l’article, ou mieux, de vous procurer la brochure en version papier à l’Avenir ou dans les lieux qui soutiennent la lutte pour une salle de l’Avenir.

Automne 2017, le collectif « Pas d’Avenir Sans Avenir » fête ses deux ans ; une bonne opportunité pour écrire un texte revenant sur l’histoire et la situation présente de l’Avenir, pour raconter ce qu’il s’y fait et ce que nous envisageons pour la suite. Un texte à destination des habitants et habitantes de Guérin et Saint-Martin, mais aussi de celles et ceux qui se battent contre d’autres projets à Brest ou ailleurs.

 Jusqu’ici 

Des débuts de l’Avenir à un projet immobilier

L’histoire de l’Avenir commence peu après la naissance de la place Guérin. En 1898, le diocèse fait construire un bâtiment pour le patronage Saint-Martin, chargé d’organiser des « promenades surveillées » pour les enfants. Une dizaine d’années plus tard, la salle de l’Avenir accueille une section de gymnastique, « l’Avenir de Brest », avant d’ouvrir progressivement ses portes durant les années 20 à une troupe de théâtre, un cercle d’études, une équipe de foot...

Fin des années 70, la salle accueille un cinéma d’art et d’essai et s’ouvre aux écoles publiques et aux associations du quartier. C’est une période intense pour l’Avenir, qui accueille ainsi les scouts, le comité des fêtes de la place Guérin et son bal costumé, des troupes de théâtre. Une décennie d’activités où, sous un toit appartenant au diocèse, se succèdent projections de films militants, pièces de théâtre, repas de quartier ou « soirées rock endiablées ».

A la fin des années 90, le diocèse met fin à toutes ces activités à l’exception de celle d’un club de tir. Une troupe de théâtre s’y installe pour ses répétitions et pour y donner des cours. En 2002, l’Avenir est vendu à la Communauté Urbaine de Brest (aujourd’hui Brest Métropole).

Les locaux de l’Avenir relèvent désormais du domaine public et celles et ceux qui vivent, travaillent dans le quartier ainsi que ses associations espèrent alors voir redémarrer la vie de cette salle quand la mairie de son côté concocte, dans le secret de ses bureaux, de multiples projets urbains à sa façon : parking souterrain, passage piéton, coulée verte, etc.

En 2004, de nombreuses personnes et une vingtaine d’associations du quartier s’organisent au sein du collectif « Quel Avenir ? » afin de donner un « avenir à la salle de l’Avenir » : réunions publiques et repas de quartier ; un défilé de la Jeunesse Athlétique Guérinoise et une représentation de la troupe des Piqueteros marquent une inauguration symbolique de la salle de l’Avenir.

Les associations élaborent un cahier des charges très précis et essaient en vain de discuter d’une rénovation à moindre coût de la salle avec la mairie qui décide de « missionner » une entreprise privée pour « réaliser une étude afin de mieux connaître le tissu associatif du quartier et d’en préciser les besoins », plutôt que de prendre directement en compte le cahier des charges déjà établi.

Le questionnaire remis aux associations affiche si clairement sa mission, « Construction d’un équipement de quartier après destruction d’un bâtiment », qu’une partie des associations refuse d’y répondre.

Malgré l’orientation de l’enquête, la conclusion est sans appel : il est nécessaire de reconstruire une salle pour le quartier. Au conseil municipal du 27 janvier 2006 (délibération n° 2006-01-012), un élu est chargé de proposer la réalisation de cet équipement de quartier. Cette délibération est adoptée à la majorité.

En 2010, l’ancienne école adossée à la salle de l’Avenir est occupée quelques mois par un centre social autogéré, qui propose de nombreuses activités. Lorsque le centre social est expulsé, la mairie se saisit du prétexte de la vétusté des locaux pour détruire à la fois les bâtiments de l’école et de la salle de l’Avenir. L’endroit devient un parking puis un terrain vague, alors que l’on attend de la mairie qu’elle reconstruise une salle de quartier conformément à la délibération qu’elle a votée en 2006.

La même histoire se joue à l’immeuble Proudhon, voisin de l’Avenir : il accueillait lui aussi depuis des décennies l’activité de nombreuses associations (plus d’une soixantaine dans les années 90). Le bâtiment ayant été jugé trop vétuste, les associations sont contraintes de quitter les lieux une à une, avec la promesse faite par la mairie d’y être réinstallées après rénovation de l’immeuble. Mais avant même la fin de l’année 2012, la mairie déclare au cours d’une réunion publique que l’immeuble ne sera pas rénové pour les associations mais confié à Brest Métropole Habitat pour en faire une résidence seniors. [1]

Côté Avenir, silence radio de la mairie jusqu’au 7 septembre 2015. Les riverain-e-s ont alors la surprise de recevoir un courrier de la mairie les conviant à une réunion avec des élus et la société SNC Lamotte qui leur présenteront « un projet de construction d’un immeuble de 31 logements sur un terrain donnant sur la rue Bugeaud au numéro 20 », soit un projet immobilier privé en lieu et place de l’ancienne salle de l’Avenir.


Le projet immobilier Lamotte et la naissance du collectif actuel

Au vu de la décision prise par la municipalité de reconstruire une salle de quartier, cette annonce est un choc pour l’ensemble de ses habitantEs et associations. Alors qu’aux alentours de la place on voit fleurir partout des affiches dénonçant ce projet immobilier privé, en décalage total avec l’histoire, les besoins et les attentes du quartier, quelques habitant·e·s et habitué-e-s de la place décident de convoquer une réunion publique au Patronage Laïque Guérin. La salle où se tient la rencontre est pleine à craquer, et c’est dans une ambiance chargée de colère, de détermination mais aussi d’enthousiasme que la lutte recommence. Un nouveau collectif est créé :« Pas d’Avenir sans Avenir » ! A l’issue de cette première réunion, il est décidé de rouvrir et d’occuper, de diverses manières, le terrain de l’Avenir. Notre volonté est de faire vivre cette friche (baptisée « dent creuse » par un élu lors d’une réunion publique et présentée par Thierry Fayret, vice-président de Brest Métropole en charge de l’urbanisme, comme un potentiel « lieu de fixation pour la petite délinquance » [2] ), et de rappeler le caractère indispensable d’une salle de quartier pour Saint-Martin. Été 2016, nous apprenons que le permis de construire est refusé au motif que le projet Lamotte ne répondrait pas aux normes de sécurité en vigueur. Face au refus et à la mobilisation de l’ensemble du quartier, le promoteur capitule et décide de ne pas présenter de nouveau projet. En octobre, l’immeuble tant décrié est officiellement abandonné, mais le collectif ne désarme pas, l’enjeu dépassant le simple refus d’un énième projet urbain éloigné des aspirations du quartier.
Juillet 2017, le terrain revient dans le domaine public.

Deux années d’occupation riches en événements !

Depuis deux ans, le collectif a organisé quatre réunions publiques, au PL Guérin ou dans la salle de l’école, pour discuter de la lutte et des aspirations de chacun et chacune. L’Avenir a aussi accueilli un grand nombre d’événements proposés par le collectif ou par d’autres. Se sont succédé concerts, projections (on se souvient par exemple de celle du film La Bataille de l’Eau Noire qui a connu un grand succès malgré les courants d’air !), un après-midi cabaret, de nombreux repas de quartier, des donneries... L’Avenir est également à la disposition d’autres collectifs, pour leurs réunions (comme le collectif chômeurs/chômeuses/précaires) ou pour des événements, comme une boum du collectif contre la loi travail, une journée en soutien aux prisonnières et prisonniers transgenres, mais aussi la présentation du Collectif d’Accueil, de Solidarité et d’Accompagnement aux personnes exilées (CASA).

Au cours de l’hiver 2016, le site accueille pendant quelques semaines, les personnes expulsées des maisons occupées du Forestou, le temps de trouver une solution mieux appropriée. A cette occasion, un bon nombre d’habitué-e-s de la place passent donner un coup de main, déposer tentes, objets de première nécessité, nourriture et vêtements, ne démentant pas la réputation de solidarité et d’accueil du quartier.

Le lieu est également mis à contribution pour trois festivals en 2017 : l’un en soutien au refuge pour animaux « L’Arche de Valudo » en mars, le « Punk and Print Fest », festival de musique et d’impressions en juin, et enfin la quatrième édition du Crazy Youth Fest, festival punk qui s’est tenu en juillet. Alors qu’il n’y avait cette année rien de prévu pour la Fête de la Musique à Guérin, quelques personnes improvisent un concert à l’Avenir. Dans un autre registre, deux fest-deiz sont également organisés ainsi qu’une kermesse où chacun et chacune était invitéE à proposer l’attraction de son cru. Plus récemment, la soirée de bal costumé ainsi que l’inauguration de notre nouveau four à pain restent déjà gravées dans les mémoires.

N’oublions pas les journées de jardinage, de peinture ou de « constructions en tous genres » et l’inauguration d’un téléphérique en canettes qui s’est finalement avéré plus fiable que l’original.
Une bonne diversité d’événements donc, durant lesquels l’Avenir a vu passer beaucoup de monde, ancrant davantage le site actuel dans le quotidien de la place Guérin. Ce succès est là pour nous rappeler le caractère indispensable de ce lieu à Saint-Martin et plus généralement pour Brest.

Loin de nous en contenter, nous poursuivons l’aménagement du site, avec l’objectif de construire le lieu indispensable à notre quartier et de continuer à y organiser diverses choses sans avoir à subir les contraintes météorologiques. Nous nous sommes opposés au projet Lamotte parce qu’il nous paraissait complètement incongru par rapport aux besoins de notre quartier, répondant à des intérêts privés, et parce qu’il était l’expression même de la stratégie d’enfumage de la municipalité, toujours prête à se défaire de ses décisions et promesses. Face au silence des élu-e-s durant ces deux années, nous avons pris les choses en main. C’est pourquoi nous bâtissons, petit à petit, en fonction des besoins et des moyens, le lieu qui nous manque pour organiser des fêtes, des concerts, des repas de quartier, des projections et tout ce que l’on voudra.

Actuellement

Un lieu ouvert et indépendant

Que ces aménagements servent à tous et à toutes, telle est notre préoccupation. Le collectif d’habitant-e-s et d’habitué-e-s de la place Guérin qui s’est créé pour défendre, occuper puis aménager le lieu n’est nullement un groupe fermé. L’Avenir est à disposition de tou·te·s, dans la mesure où les activités proposées s’inscrivent dans la perspective de disposer d’un lieu ouvert et non marchand au cœur du quartier. Notre souhait est de nous offrir nous-mêmes l’espace que la municipalité nous a promis.

Aujourd’hui, nous avons fait le constat que la manière dont nous nous organisons pour occuper l’Avenir est aussi essentielle que ce qui a été à l’origine de notre lutte. Sous couvert d’une rigueur budgétaire à géométrie variable, on nous annonce que les priorités politiques du gouvernement comme de la municipalité ont changé, et les associations, qui tiennent une place importante dans la vie de nombreux brestois et brestoises en payent le prix fort. La fin des emplois aidés, en privant nombre d’associations du personnel indispensable à leur fonctionnement, comme les coupes dans les budgets des Patronages Laïques, fragilisent un peu plus notre vie associative et sociale. Tout ceci nous rappelle l’importance de disposer d’un espace indépendant des pouvoirs publics.

C’est une des raisons pour lesquelles tous nos projets sont et resteront autofinancés, notamment par le biais des événements organisés sur le site. Si ce principe de fonctionnement nous contraint à une certaine modestie, il est un élément essentiel de notre indépendance. Il en est de même pour les décisions que nous prenons, qui ne dépendent d’aucune hiérarchie mais sont le fruit de nos discussions.

Stratégies possibles de la mairie

Depuis l’annonce de l’abandon du projet immobilier privé Lamotte, nous n’avons pas eu de contacts directs avec la mairie. Connaissant les stratégies utilisées depuis des années par les mairies et les préfectures, nous nous doutons bien que la mairie de Brest va chercher un moyen de s’opposer à l’occupation de ce terrain au centre du quartier de Saint-Martin.

L’argument social
L’ exemple typique de stratégie que la mairie pourrait tenter d’exploiter contre le collectif de l’Avenir est l’argument « social ». Le coup de la bonne conscience facile, le coup de « on vous vire mais c’est pour faire une crèche, une école, un centre d’accueil pour personnes en difficulté, des logements sociaux » (rayer les mentions inutiles). Le prétexte de la construction de logements sociaux a été invoqué lors de l’expulsion des personnes qui s’étaient installées dans d’anciennes maisons de cheminots au Forestou avec ce résultat : plus de gens encore à la rue et en galère, et ce beau panneau indiquant cyniquement que cet endroit, désormais terrain vague, bénéficie pour le moment d’une « gestion écologique » !

La bonne conscience écologique
Ah oui, parce que l’argument « écologique », ils aiment bien ça aussi dans les mairies : création de « jardins partagés », « coulée verte », « déchetteries éphémères »... Alors bien sûr, nous n’avons rien contre les jardins partagés. Mais, pour le moment ce qui se passe à l’Avenir, c’est qu’il y a tout à fait de quoi jardiner, de l’espace, de la terre, des bacs avec des plantes et bien d’autres choses encore !

La sécurité
Autre argument que les mairies ont toujours employé : celui de la sécurité. La question de l’insécurité est utilisée depuis longtemps par les partis politiques de tous bords afin d’attirer les électeurs et électrices. Eh oui, il est bien commode de jouer sur la peur et les angoisses quand cela permet d’éviter les sujets plus délicats et moins consensuels. Bien évidemment nous souhaitons qu’à l’Avenir tout se passe pour le mieux et nous nous donnons les moyens pour que cela marche.

Pour ce qui touche à « l’ insécurité » tant évoquée par les politiciens, nous avons choisi de porter une grande attention aux situations conflictuelles, nous en discutons collectivement pour que tout se passe pour le mieux, pour que chacune des personnes présentes sur le site puisse s’y sentir bien.

Et en ce qui concerne la sécurité des constructions que nous réalisons, nous réfléchissons sur la façon de procéder, sur le choix des matériaux que nous utilisons et nous faisons appel à des gens de métier afin de bénéficier de leurs conseils, de leur aide et de leur savoir-faire.

Une lutte en cours et à venir

Une lutte à l’échelle de la ville sur une place unique en son genre

Celles et ceux qui fréquentent la place Guérin ne doutent pas qu’ils se trouvent dans un lieu à part. Il devient rare de rencontrer, dans nos villes modernes, un endroit où se mêlent enfants du quartier, « figures locales » incontournables, fêtardEs de passage, boulistes et « zonard-e-s », bandes diverses et piliers de bars, artistes incompris·e·s ou militant-e-s de causes diverses. Un lieu où on se sent encore relativement libre dans une métropole de plus en plus aseptisée, contrôlée, désertée. Si nos élites locales peuvent à loisir se rencontrer à l’hôtel Océania, nous avons nous un réseau associatif dense, une belle place et de beaux arbres, des bistrots, la pétanque, des bancs, des jeux pour les mômes, des bouts de trottoirs et l’Avenir pour les repas partagés, discuter et faire la fête.

Les dernières élections sont aussi là pour nous rappeler que là où il y a de la vie, les pires
idées peinent à s’implanter. Si les scores du FN sont relativement faibles à Brest, ils sont bien inférieurs encore dans les bureaux de vote de l’école et du PL [3]. Que le PS ne vienne pas ensuite jouer les antifascistes quand il a été le principal artisan des réformes libérales qui ici comme ailleurs tendent à nous isoler et à favoriser le repli nationaliste.

Notre occupation est le fruit de ce contexte particulier. Il est remarquable de disposer d’un lieu tel que celui-ci en plein cœur d’une ville (ou devrions-nous dire, d’une métropole), où se croisent tant de personnes différentes s’attachant concrètement à la vie du quartier. Jamais le soutien des habitant-e-s et habituéEs de Guérin et des alentours ne s’est démenti, quel que soit le degré d’implication de chacun·e dans nos activités. Mais à Brest d’autres quartiers sont les proies de projets tout aussi contestables. Si l’Avenir n’est pas forcément « exportable », rien n’interdit de se rencontrer, de discuter et d’établir de nouvelles stratégies pour résister à des projets immobiliers et urbains. Les exemples de Dijon avec un quartier occupé et ses terrains cultivés, ou ceux de Marseille et de Rennes avec des places en lutte contre la gentrification sont parlants : nous pouvons reprendre possession de nos quartiers !

Soutenir l’Avenir face à une politique municipale obstinée

Après plusieurs rebondissements et au fil de ces deux années, nous voyons clairement que l’équipe municipale n’a aucune envie de respecter la décision qu’elle a prise de rebâtir ce qu’elle a détruit. Or, cette salle tant réclamée, nous pouvons dire aujourd’hui qu’elle existe. Nous l’avons construite de nos mains, avec le soutien et la bienveillance d’autres composantes du quartier, comme en témoigne par exemple la présence régulière des enfants du PL sur le site. Maintenir et consolider ce que nous avons construit collectivement reste pour nous la solution la plus pertinente.

Il faut nous mobiliser pour continuer à construire l’Avenir : aussi nous vous invitons à passer donner un coup de main, proposer des projections, des ateliers, des soirées ou juste venir discuter. Tout est possible pour s’impliquer ou s’informer sur ce qu’il se passe ! Et puis nous ne nous trouverons jamais à l’abri d’une manœuvre plus musclée de la part de la mairie, à laquelle nous devrons répondre en nombre. Toutes les formes de soutien sont les bienvenues ! Un nouveau caprice municipal ne saurait nous priver de ce lieu indispensable aux yeux de tant d’habitué·e·s et d’habitant-e-s du quartier.

Notes

[1Plus précisément, l’immeuble Proudhon avait été vendu au groupe CIRMAD pour la somme de 53 574€, puis racheté par Brest Métropole Habitat après sa réhabilitation pour 7,5 millions d’euros. Ah, le charme de la spéculation !

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